Un autre insomnie.
Entre vous et Arthur de Stone
Arthur de Stone
2 juillet, à 04:16
Bonsoir Lisa.
Je suis une fois de plus en pleine insomnie, les pensées m'empêchent de dormir. Mais je suis calme. Il est 3h44 et ça va mieux.
Excuse-moi (une fois de plus) de te harceler encore. J'ai beaucoup hésité là, avant d'attraper mon cher portable pour t'envoyer un autre message au travers de ce stupide mais utile clavier tactile, unique moyen de communication avec les gens lointains à cette heure-la.
Mais je pense te devoir quelques explications.
Dans mon message précédent (ou celui d'avant, je m'y perds) je t'ai avoué le petit pincement au c½ur que je ressens quand je pense à toi.
Je pense (sans certitude aucune) que la première chose que tu vas te demander, c'est pourquoi ce grand jeune homme, que tu connais et qui te connait seulement peu, et que tu n'as vu qu'un soir de fête sous l'effet d'un gros spliff, t'aime. (un bien grand mot...)
Je pense beaucoup. Et vite. Mes insomnies sont des poignées d'heures où je suis face à moi-même, c'est un exemple parfait, et c'est d'ailleurs au terme de 3h40 de réflexion que j'ai décidé de t'envoyer ce message.
Je peux très facilement, en ne faisant que connaitre et parler un minimum à quelqu'un, me faire une idée de la personne.
Tu es jolie. Ton visage, c'est difficile à expliquer, m'inspire confiance. (Ma mère appelle ça la psychomorphologie et elle s'en sert beaucoup pour émettre des jugements erronés sur certains de mes amis qu'elle n'aime pas.)
La manière dont tu parles (je devrais dire celle dont tu écris, je ne me souviens même pas de ta voix), me montre certaines choses. Tu as l'air vraiment d'une personne intéressante, pas une coquille vide comme la plupart des filles d'aujourd'hui, et d'une personne vraiment épanouie - tu t'es trouvée. Pas d'une humaine comme les 90% des gens, prévisible, aux réactions préformatées. Ça, je dis que je le pense, mais c'est une des seules quasi-certitudes que j'ai sur toi.
L'attirance que j'éprouve, elle n'est pas physique, elle est un peu disons... platonique. (le terme n'est pas exact, peu importe)
Dans tous les cas j'ai assez de matière grise pour comprendre que si je passe des heures à penser à toi, si je regarde tout le temps tes photos, si je t'envoie tous ces messages, si je ressens tellement le besoin de te parler, si j'aimerais bien pouvoir te serrer dans mes bras, c'est parce que c'est autre chose que de l'amitié que j'ai pour Toi.
Te dire ça, te harceler, me montrer envahissant, c'est la meilleure manière de t'effrayer, de déclencher un "non mais il est pas bien ce type" et de gâcher une entente qui, je pense, n'aurait que des raisons d'exister entre nous. Alors je vais mettre un post scriptum à tout ça. Sois indulgente et prend plus le temps de me connaître que je l'ai fait avant d'établir un jugement. Je ne demande qu'à te connaître plus, j'espère que ce que je te dis n'influera pas de manière négative sur ça et nous empêchera de le faire.
Comme tu as dû le comprendre, je cherche désespérément quelqu'un. Depuis le 19 février et ma dernière séparation, à l'exception d'un flirt avec ma cousine (on n'est pas allés bien loin et on a réglé ça) et d'une amie qui a envie de moi (mais ce n'est pas vraiment réciproque à part peut-être sur le plan sexuel), je vais d'échec en déception et de déception en échec. Et avec tout l'amour que j'ai à offrir, ça commence à me plomber sérieusement. Pas besoin de te demander d'où viennent mes insomnies.
On me l'a déjà dit, mon défaut est d'aller trop vite. Avec toi, c'est une preuve de plus. Le manque aggrave ce défaut. Mais dans la finalité, rien ne change. Je suis quelqu'un de franc, d'aimant, et de soigneux. Pour moi, l'amour se vit à deux, le but d'une relation est d'apporter du bonheur aux deux parties. Et je m'adapte vite aux personnes. Au point que souvent elles déteignent vite sur moi.
Tu m'as dit être quelqu'un de très libre, j'espère avoir tort en pensant que par là tu veux dire que tu ne t'attaches pas aux personnes. Ce qui est une de mes caractéristiques.
Bref. Je pense t'avoir tout dit. J'espère que tu n'auras pas trop de mal à lire mes romans, que tu les lises le plus tôt possible, et surtout que quoi qu'il se passe tu ne m'en veuilles pas trop.
Sur ce je vais essayer de dormir, j'ai mon oral dans moins de 12h.
J'espère que tu vas bien, et je t'envoie toute mon affection.
Bises
Ton grand joueur de kazu un peu perdu. ♥
M A G I Q U E . P A R D O N .